Blog

  • Butembo : l’ISEAVF lance les soutenances de mémoire du système PADEM

    Butembo : l’ISEAVF lance les soutenances de mémoire du système PADEM

    L’Institut Supérieur d’Études Agronomiques, Vétérinaires et Forestières (ISEAVF) de Butembo a ouvert, ce samedi, la session des soutenances des mémoires en deuxième cycle de licence du système PADEM. Les étudiants concernés proviennent des filières de Phytotechnie et défense des cultures, Production et santé animale, Gestion des écosystèmes forestiers et Agroforesterie.

     

    Parmi les premiers impétrants figure Kavira Kyaviro Bénédicte, qui a présenté un travail scientifique intitulé «Évaluation des qualités microbiologiques et physico-chimiques des jus fabriqués localement ».

    Dans ses recherches, l’étudiante a révélé que les jus vendus par des marchands ambulants présentent un fort taux de contamination microbienne. Ces produits échappant souvent à un contrôle rigoureux, ils constituent un danger potentiel pour la santé des consommateurs.

     

    « Nos analyses montrent que la plupart de ces jus ne respectent pas les normes sanitaires requises. Il est donc recommandé aux familles de privilégier la fabrication de jus à domicile afin de réduire les risques liés à leur consommation », soutient la chercheuse.

    Cette session de soutenance s’inscrit dans la mission de l’ISEAVF de Butembo, qui entend former des spécialistes capables de répondre aux défis alimentaires, sanitaires et environnementaux de la région.

  • ISEAVF Butembo s’incline 1-3 face à l’IBTP Butembo en match amical

    ISEAVF Butembo s’incline 1-3 face à l’IBTP Butembo en match amical

    Mercredi 17 septembre, au stade de l’Institut des Techniques Agricoles et Vétérinaires (ITAV) de Butembo, l’Institut Supérieur d’Études Agronomiques et Vétérinaires de Butembo (ISEAVF) a été battu 3-1 par l’Institut des Bâtiments et Travaux Publics de Butembo (IBTP).

    La rencontre a rassemblé étudiants et sympathisants des deux institutions et a permis de renforcer les liens entre communautés universitaires.

    Au-delà du résultat, cet événement a été l’occasion de promouvoir le sport comme vecteur de cohésion et de communication entre les étudiants, tout en mettant en avant des valeurs telles que la solidarité et le fair-play.

  • Butembo : Serge Masimengo, enseignant à l’ISEAV-F, décroche son doctorat en sciences agronomiques

    Butembo : Serge Masimengo, enseignant à l’ISEAV-F, décroche son doctorat en sciences agronomiques

    L’Institut supérieur d’études agronomiques, vétérinaires et forestières de Butembo (ISEAV-F) compte désormais dans son corps professoral un nouveau docteur. L’ingénieur Kasereka Masimengo Serge, enseignant à cette institution, a soutenu avec brio sa thèse de doctorat en sciences agronomiques, option phytotechnie, à l’Université Catholique du Graben (UCG).

    La soutenance a eu lieu le mardi 16 septembre 2025 dans la salle S1 de l’ITAV. Le nouveau docteur a présenté une recherche axée sur les « Effets de la fertilisation minérale sur le rendement en racines du manioc (Manihot esculenta Crantz) en zone tropicale », avec le cas pratique du territoire de Beni-Lubero, à l’Est de la République Démocratique du Congo. Un sujet crucial dans le contexte de la sécurité alimentaire.

    Au-delà de ses charges d’enseignement à l’ISEAV-F, Serge Masimengo est également spécialiste en coordination des projets de sécurité alimentaire et moyens de subsistance dans la province du Nord-Kivu. Reconnu pour son expertise et son engagement, il conjugue ainsi carrière académique et action humanitaire.

    Né le 7 octobre 1976 à Bambu Mine, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), Serge Masimengo est marié depuis 2001 à Joséphine Masika et père de cinq enfants. Son parcours scolaire débute à l’école primaire Vutetse (1983-1989), avant d’obtenir en 1994 son diplôme agricole à l’Institut des Techniques Vétérinaires et Agronomiques (ITAV-Butembo). Il poursuit ensuite ses études à l’UCG où il gravit progressivement les échelons :

    • 2006 : grade en phytotechnie,
    • 2009 : diplôme d’ingénieur agronome,
    • 2012 : diplôme d’études approfondies (DEA),
    • 2025 : doctorat en sciences agronomiques, obtenu avec mention distinction.

    Ses anciens camarades le décrivent comme un étudiant assidu et travailleur. Son couronnement académique est perçu comme une fierté non seulement pour sa famille et ses collègues, mais aussi pour l’ensemble de la communauté scientifique du Nord-Kivu. Avec ce nouveau titre, l’enseignant de l’ISEAV-F renforce son rôle de formateur de la relève et de chercheur au service du développement agricole dans la région.

     

  • BioPlants Kivu : Plus de 100 000 plantules et un modèle d’entrepreneuriat jeune à Butembo

    BioPlants Kivu : Plus de 100 000 plantules et un modèle d’entrepreneuriat jeune à Butembo

    BioPlants Kivu : Plus de 100 000 plantules et un modèle d’entrepreneuriat jeune à Butembo
    À Butembo, BioPlants Kivu se distingue par sa pépinière innovante située au quartier Mukuna, dans la commune de Bulengera. Cette startup agro-écologique propose une diversité impressionnante de plantules, idéales pour transformer vos jardins, champs et vergers.
    Parmi les variétés phares actuellement disponibles :
    • Café : env. 45 000 tiges
    • Grevillea : plus de 15 000 tiges
    • Chou : 5 500 tiges
    • Aubergine : 3 500 tiges
    • Plantes ornementales : 25 000 tiges
    • Nétron (citron vert local) : 1 000 tiges
    • Avocatier : 500 plants
    • Fraisier : 500 plants
    • Goyavier : 300 plants
    Sans oublier les plantules de cacao, eucalyptus médicinal et de nombreuses autres espèces agroforestières ou fruitières adaptées au climat de la région.
    Monsieur Jean-Luc Kakurusi, agronome de formation, exploite deux parcelles en pleine ville pour cette pépinière urbaine à Rughenda, près du Pont Maghulinga. Avec plus de 100 000 plantules, BioPlants Kivu est devenu un véritable centre d’excellence pour la production végétale.
    Les prix varient selon les espèces : de 75 FC (choux, eucalyptus) à 5 $ pour les rosiers, et jusqu’à 30 $ pour l’Alkeria. L’entreprise emploie 8 personnes, offrant des opportunités d’emploi local et contribuant au développement économique de la ville.
    BioPlants Kivu illustre parfaitement qu’avec vision, expertise et travail acharné, il est possible de transformer un savoir-faire agricole en succès entrepreneurial durable.
    Contactez Ir. Kakurusi au ‪+243 997 049 478‬ pour passer vos commandes ou bénéficier de conseils d’experts.

  • Relations  entre Animaux et Végétaux dans les  associations culturales.

    Relations entre Animaux et Végétaux dans les associations culturales.

    Introduction

    En écologie, les facteurs biotiques représentent l’ensemble des interactions du vivant sur le vivant dans un écosystème
    Opposables aux interactions abiotiques, les relations biotiques font partie intégrante des éléments écologiques d’un écosystème spécifique.
    La compétition pour les ressources alimentaires, des relations trophiques de
    prédation, coopération, mutualisme, Neutralisme, Amensalisme, commensalisme,
    symbiose, parasitisme, etc. concrétisent ces relations
    Ces relations peuvent s’observer entre les individus d’une même espèce
    (relations Homotypique) ou entre les individus d‘espèces différentes (relations Hétérotypiques)

    Les effets dans les relations

    Des Effets de groupe caractérisés par des modifications qui interviennent chez les individus de la même espèce vivant en groupe pour la défense et l’accès aux
    ressources du milieu.
    Il a été mis en évidence chez de très nombreux insectes (criquets) ainsi que chez les vertébrés (oiseaux-mammifères).
    Des Effets de masse : Caractérisé, à l’inverse de l’effet de groupe, par le fait que les individus de la même espèce se gênent entre eux. Il y a alors surpeuplement.
    Dans ce cas l’agressivité des individus augmente ; la fécondité des femelles
    diminue et l’on assiste à des actions suicidaires collectives (ex: cannibalisme,
    Consanguinité, Perte de chaleur faute des compétitions entre les mâles)
    Chez les animaux, la concurrence s’établit pour la recherche de la nourriture, des abris, des lieux de reproduction, et d’une façon plus générale pour la conquête et la conservation du territoire.

    La plupart des espèces territoriales n’en interdisent l’accès qu’à leurs congénères.
    L’association culturale prise, actuellement, comme solution contre les menaces des changements climatiques couplés à la dégradation des sols et à la disponibilité
    limitée des terres agricoles, les cultures et les animaux coévoluent sous des
    relations écologiques
    La maitrise de ces interactions permet d’obtenir de nettes augmentations des
    productions agricoles tant en quantité qu’en qualité
    Peut-il y avoir antagonisme ou mutualisme ou les deux à la fois dans ces
    associations?
    Quelles associations sont à privilégier en milieu cultural tropical?

    Composantes positives
    Pollinisation :
    Les abeilles et autres insectes
    pollinisateurs favorisent la pollinisation des plantes, ce qui augmente les rendements
    des cultures.
    Interaction entre animaux – Cultures
    Contrôle des nuisibles :
    Les oiseaux et certains insectes prédateurs, comme les coccinelles, aident à contrôler les populations de ravageurs qui menacent les cultures.

    Contrôle des nuisibles :
    Les oiseaux et certains insectes prédateurs, comme les coccinelles, aident à contrôler les populations de ravageurs qui menacent les cultures.

     Certains coléoptères longicornes consomment les Asclépiadacées sécrètrices d’alcaloides, un acide contre les plantes
     Les passiflores produisent des composés secondaires toxiques particulièrement
    dans les jeunes pousses.
     Les papillons Heliconius dégradent ces composés grâce à des enzymes
    digestives.
    Celles-ci se concentrent dans leurs tissus. Ainsi l’insectes est protégé contre ses prédateurs grâce à des couleurs d’avertissement.

    Le papillon monarque stocke des
    glycosides. Les chenilles se nourrissent
    de plantes toxiques contenant des
    glycosides et arbore des couleurs
    d’avertissement (les glycosides sont
    très amères).
    Les pressions de sélection s’exercent :
    certains oiseaux savent dissocier ces
    deux papillons. Du coup, le vice roi
    ressemble de plus en plus au monarque.

    Guêpes : Souvent perçues comme nuisibles, certaines espèces de
    guêpes jouent un rôle important dans la pollinisation et le contrôle
    des populations d’autres insectes nuisibles.
    Abeilles : Connues pour leur rôle crucial dans la pollinisation des
    fleurs, la production alimentaire et la biodiversité.
    Chrysomèles vertes contribuent à la régulation des populations de
    nuisibles en se nourrissant de certains types de plantes.
    Mante religieuse : Prédateur redoutable, la mante religieuse aide à
    contrôler les populations d’insectes nuisibles dans les jardins.
    Carabées : Ces insectes se nourrissent de larves et d’autres
    nuisibles, jouant un rôle clé dans la santé du sol.
    Coccinelles : Réputées pour leur capacité à manger des pucerons,
    les coccinelles sont des alliées précieuses pour les jardiniers.

    Coadaptation
     Lorsque les plantes sont attaquées par un phytophage, on va avoir des dégâts mécaniques et émission d’odeurs de l’herbe coupée.
     Lorsque la chenille mange la feuille, elle met en contact de la salive avec la plante dégradée.
     Cette salive va être le signal qui va permettre à la plante d’émettre des odeurs induites, qui vont attirer
    les parasitoïdes qui va venir parasiter la chenille.
     Ces odeurs sont très spécifiques, il en existe une multitude.
     Les parasitoïdes concernés ont un système sensoriel très développé.

     Certains végétaux comme l’Ipomopsis aggregata broutée par des cerfs compensent
    le broutage en produisant plus d’inflorescence (biomasse plus importante)
     Une plante broutée donne 87 nouvelles plantules
     Une étude a montré que la salive d’élan augmentait encore la production de
    branches (+ 110% de branches produites 3 mois après la taille et l’application de
    salive d’élan).Des saules broutés par des Elans produisent d’avantage de branches.
     Les plantes carnivores ou plantes pièges : poussent dans des endroits pauvres en substances nutritives et humidité importante grande richesse en insectes.
     Elles attirent les insectes par des odeurs, des colorations vives, des sécrétions de nectar
     Coller l’insecte ou le faire tomber dans un piège rempli d’enzymes digestives ou de bactéries (il va être absorbé par les feuilles à la fin).

    Engrais naturels :
    Les déjections d’animaux (celles des oiseaux ou des
    rongeurs) enrichissent le sol en nutriments.
    Aération du sol :
    Les associations stimulent dans la rhizosphère, nombreuses relations symbiotiques qui améliorent la résistance des plantes aux stress abiotiques
    Les Phytonématodes (bactériophages, fongivores et phytoparasites) sont des bio-indicateurs des sols.
    Les vers de terre et d’autres animaux du sol dégradent la matière organique du sol, améliorent la structure de celle-ci, favorisant l’absorption d’eau et de nutriments.

    Composantes en coévolutions
     Les microorganismes telluriques
    interviennent dans diverses transformations biologiques en contrôlant biologiquement les bioagresseurs et la biofertilisation
    figurent les Champignons Mycorhiziens à
    Arbucules (CMA) et les Rhizobacteries
    Promotrice de la croissance des plants
    (PGPR)
    Makiso (2025) dans son étude sur les associations culturales à Beni/RDC, a
    recensé Cinq espèces de CMA sur les bananiers associés aux autres cultures :
    Glomus glomus, Rhizophagus irregulare, Gigaspora margarita, Scutellospora ovalis et Acaulospora scrobiculata.
    Pour les cultures associées, la densité des CMA a varié de 360 à 555 spores /
    100g de sol, respectivement sur le haricot et sur le taro.

     L’intensité de mycorhization des souches de bananiers a varié de 9 à 26% et celle
    des cultures associées de 31 à 38%.
     Cpdt, dans les associations comportant le taro en présence du sorgho, les
    bananiers ont présenté des intensités de mycorhization plus élevées.
     On constate que les espèces des Champignons Mycorhiziens à Arbucules
    réagissent diversement aux propriétés physico-chimiques des sols.
     La proximité du manioc réduit la fréquence des CMA sur les bananiers tandis que celle du taro et/ou du sorgho l’augmente. Celle du haricot l’influence moins.
     Les cultures du taro et du sorgho en association avec les bananiers contribuent à l’augmentation de la fréquence des CMA sur ce dernier, contrairement au manioc
     L’abondance de ces CMA a été influencée par les modalités d’associations culturales.

    Dispersions de graines :
    Les insectes, les mammifères, Oiseaux, pollinisateurs aident à la reproduction des arbres en transportant le pollen.
    Les frugivores (les écureuils) et les oiseaux dispersent les graines, favorisant la régénération des arbres.
    Habitat et refuge :
    De nombreuses espèces d’oiseaux et de mammifères utilisent les arbres comme habitat, contribuant à labiodiversité.
    Les excréments d’animaux enrichissent le sol autour des
    arbres, favorisant leur croissance.

    Composantes Négatives
    Consommation de feuilles :
    Les chenilles et certains insectes peuvent
    défolier des arbres, les mammifères broutent les bourgeons, les rongeurs s’attaquent aux collets des jeunes plants diminuant leur santé.
    Pour lutter contre ces pressions, les plantes utilisent des défenses chimiques (toxines,
    répulsifs, antiappétants…) ou des défenses physiques (épines, piquants,…)
    Compétition
    Les racines d’autres plantes ou lianes peuvent concurrencer les jeunes arbres pour l’eau et les nutriments.

    Ver de tomate : Ce ravageur s’attaque aux plants de tomates,
    causant des dommages importants aux cultures.
     Acariens : Petits, mais nuisibles, les acariens peuvent causer
    des dégâts aux plantes en suçant leur sève.
     Vers de choux : Ces larves se nourrissent des feuilles de choux, entraînant des pertes importantes pour les agriculteurs.
     Limaces et escargots : Ces mollusques sont connus pour dévorer les jeunes plants, ce qui peut nuire gravement aux récoltes.
     Mouches blanches se nourrissent de la sève des plantes et peuvent transmettre des maladies.
     Pucerons : ils sont souvent associés aux mouches blanches et peuvent causer des dommages aux cultures.

    Transmission de maladies :
    Certains insectes, comme les pucerons, peuvent transmettre
    des maladies qui affectent la santé des arbres (sa croissance
    et sa résilience) .
    Dégâts physiques :
    Les animaux, comme les rongeurs endommagent l’écorce de
    certains arbres, ce qui peut entraîner des infections capables
    d’affecter la qualité du bois
    Les oiseaux foreurs endommagent le bois. Ils lui créent des
    défauts réduisant la qualité du bois parfait
    Cpdt, l’intéraction Acacia cornigera/ Pseudomyrmex sp ; les
    fourmis se servent des domaties de l’arbre comme abri pour
    leur nourriture. En échange, elles le protègent contre les autre
    organismes qui vont sur l’acacia.

    Transmission de maladies :
    Les animaux peuvent être porteurs
    de maladies qui affectent les
    cultures, comme certaines maladies
    fongiques.

    Dégâts physiques

    Les grands herbivores (les cerfs ou les
    sangliers, vaches, chèvres….. ) peuvent
    causer des dégâts en broutant ou en
    piétinant les cultures.

     Composantes Négatives sur l’environnement

    Au delà de la déforestation qui précède
    l’établissement de pâturage et de la
    dégradation des terres résultant des
    piétinements, la pollution des terres et
    des eaux par la production excessive de
    déchets animaux.
    L’incorporation au sol ou le rejet dans les eaux de surface de ces déchets provoque
    une accumulation d’éléments fertilisants,
    notamment de l’azote et du phosphore, dont l’excès menace l’équilibre biologique et la santé humaine.

    Les abattoirs, par ex; qui opèrent souvent dans des environnements urbains, libèrent de grandes quantités de déchets dans
    l’environnement. Il en est de même pour
    certaines industries de transformation des  produits d’élevage.

    Conclusion
     Les relations entre Animaux et Végétaux sont bel et bien observées dans les associations culturales en coévolution ou en coadaptation
     Celles-ci peuvent être des interactions antagonistes ou mutualistes
     Les changements évolutifs réciproques dits gagnants aboutissent à une
    amélioration de fitness respective d’où un profit à la meilleure production agricole.
     A l’inverse, la Course évolutive désavantageuse est au détriment du cultivateur, malgré la lutte de certains organismes pour ne pas être mangé et de s’adapter aux adaptations de ces antagonistes
     Pour ce, le choix d’espèces associables pour une coévolution positive est
    fondamental pour rassurer de la réussite des agroécosystèmes.

    Par C.T Msc. Janvier MAYANI
    Maitre en SGIE-GRN-UB
    Spécialité: Evaluation Environnementale
    jkmayani01@gmail.com
    ISEAVF/Butembo, le 02 Juillet 2025

  • Les interactions écologiques dans les associations  biotiques assistées

    Les interactions écologiques dans les associations biotiques assistées

     

    L’agroforesterie est un système intégré qui repose sur l’association
    intentionnelle d’arbres ou d’arbustes à des cultures ou à des élevages, et dont
    l’interaction permet de générer des bénéfices économiques,
    environnementaux et sociaux
    Comprendre la synergie entre les espèces est un facteur qui aide à préserver la biodiversité locale.
    Le quinquina, source de quinine, est vital pour la lutte contre le paludisme, le
    rythme cardiaque,… tandis que l’eucalyptus est souvent utilisé pour la
    production de bois, de papier, etc
    Ces plantes coévoluent dans des conditions de sol spécifiques et offrent des
    insights sur la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques.

    Objectifs de l’exposé

    Explorer les interactions entre l’eucalyptus et le quinquina au niveau racinaire
    et foliaire dans les sols acidifiés.
    Identifier les adaptations spécifiques de chaque espèce à ces conditions de
    sol et leur impact sur la croissance.
     Discuter des implications de ces interactions pour les pratiques de gestion
    agroforestière et la conservation des ressources naturelles.
     Encourager les échanges entre chercheurs, agronomes et gestionnaires
    d’agroforêts pour développer des stratégies de co-culture efficaces.

    Localisation des sites d’observation
    à Lubero

    Contexte écologique du sol acide de Lubero

    Quelques causes du sol acide de Lubero

    Composition
    Minérale du Sol
    Maitra (2011) mentionne que certains types de sols riches en argiles, peuvent avoir une propension naturelle à l’acidité.
    La présence de minéraux acides (oxydes de fer et d’aluminium) contribue à l’acidité du sol.
    PratiquesAgricoles
    Nkonya et al. (2008) mettent en évidence l’impact des pratiques agricoles sur la
    dégradation de la fertilité des sols dans l’Est de l’Afrique, notamment, la continue sans rotation
    Aussi,
    certaines cultures ( par le biais de leur litière culture
    les conifères, les Eucalyptus) peuvent acidifier le sol 7
    Diminution de la Matière Organique
    La perte de matière organique due à une déforestation ou à une gestion inadéquate des terres contribue à l’acidité du sol de Lubero.
    Lal (2004) discute de l’importance de la matière organique pour maintenir
    l’équilibre du pH du sol.
    Cpdt, la
    décomposition naturelle incomplète des résidus végétaux dans le sol
    produit des acides organiques, contribuant à l’acidification, surtout dans les
    sols riches en matière organique
    ConditionsClimatiques
    Les fortes pluies dans la région de Lubero entraînent un du sol, ce qui augmente son acidité.

    L’érosion observée sur les flancs des pentes entraînent la perte de couches riches supérieures du sol
    en bases, augmentant ainsi l’acidité relative des inférieures. couches
    Sanchez (2002) certifie que les climats tropicaux sont souvent sujets à une lixiviation excessive.

    La perte de la microflore tellurique du sol

    La microflore tellurique (Bactéries, champignons et protozoaires) joue un rôle crucial dans la santé des
    sols et des écosystèmes
    Elles sont essentiels pour la décomposition de la matière organique et la
    libération de nutriments.

    Leur disparition peut
    Entraîner une réduction de la disponibilité des nutriments pour les plantes,
    affectant ainsi la croissance des cultures
    Perturber les cycles de l’azote, du carbone et du phosphore entrainant la
    productivité des écosystèmes.
    favoriser la prolifération de maladies et de ravageurs, affectant la santé des
    plantes
    Entraîner une compaction du sol, réduisant l’infiltration d’eau et augmentant le
    risque d’érosion
    avoir des répercussions en cascade sur la biodiversité, affectant non
    seulement les microorganismes, mais aussi les plantes et les animaux qui
    dépendent d’un sol sain.

    Caractéristiques des Plants en Interaction
    1) Eucalyptus (Myrtacées);
    Originaire : Australie
    Utilisations: source de bois, d’huile
    essentielle, propriétés antiseptiques
    et aromatiques, plante mellifère et
    de reforestation
    Croissance rapide et Résistance
    aux incendie,
    Enracinement: profond et étendu,
    adapté aux environnements arides.

    Acidification du sol: feuilles
    libératrices des acides organiques
    capables de diminuer le pH du sol
    nuisant à d’autres biodiversités locales

    2)Le Quinquina (Rubiaceae)
    Originaire: Régions tropicales
    d’Amérique du Sud (dans la
    cordelière des Andes).
    Utilisation: célèbre pour son
    écorce contenant des
    alcaloïdes utilisées pour traiter
    le paludisme et la cardiopathie.
     Enracinement: relativement
    superficiel capable de tolérer
    une forte acidité.

    Résilience écologique: résistant à des
    conditions de stress(sécheresse)
    Interactions avec les sols: formation de
    structures du sol qui favorisent la rétention
    d’eau.

    Système racinaire tranchant

    Groupement d’ arbres associés au quinquina
    Groupe I groupe mixte : Les essences en équilibre dans toutes les plantations
    Mukova, Kavale; Groupe II: Plantations de Katendere, Vuluha et Vusenyi
    caractérisées par des espèces introduites(’Eucalyptus, abondant; p = 0,0064 >
    0,001), Groupe II: des espèces locales conservées (Polycias fulva; p = 0,0061 <
    0,001) à la pharmakina
    V(mm3) d’Ecorces
    Mukova = Kavale = 2,8
    ± 0,69 mm3 et Vuluha=
    Katendere = Vusenyi =
    Pharmakina= 3,3 ± 1,23 mm3

    Interaction entre Eucalyptus et quinquina

     Compétition pour les ressources

    Pas de compétition pour les ressources
    L’eucalyptus, qui a des racines
    profondes et peut extraire l’eau et les
    nutriments des couches du sol que
    d’autres plantes ne peuvent pas
    atteindre.
    Le quinquina, avec ses racines plus
    superficielles, peut profiter de l’humidité
    et des nutriments à des niveaux où
    l’eucalyptus ne concurrence directement.

    Symbiose Microbienne
    Le quinquina pourrait bénéficier des
    relations avec des micro-organismes
    du sol (microflores telluriques
    acidophiles) qui aident à
    décomposer les matières organiques
    et à améliorer la disponibilité des
    nutriments malgré l’acidité.

    Tolérance
     Le quinquina tolère des conditions de sol plus acide, il s’épanouit même
    lorsque le pH du sol diminue (pH < 5)
    Adaptations Morphologiques
    L’adaptation morphologique du quinquina face à l’eucalyptus lui permet de
    mieux capter la lumière ou l’eau dans un environnement où l’essence
    associée pourrait créer de l’ombre ou limiter l’humidité
     Équilibre des Nutriments
     L’eucalyptus peut rendre disponible certains nutriments du sol profond (P, K,
    Mg, Ca, S ct oligo-éléments) qui sont favorables à la croissance du
    quinquina, créant ainsi un environnement propice à la culture de ce dernier.

     Lutte Naturelle contre les Maladies

     L’Eucalyptus lutte
    naturellement contre les
    maladies
    à secrétant une
    substance capable de
    s’attaquer au champignon
    responsable du chancre
    linéaire
    (Phytophtora
    cirinamonii) dont le
    quinquina est toujours
    victime dans la zone.

    Implications pour l’Agriculture
    Pour Juger de l’influence d’une essence forestière sur une culture, Ouatara
    et Louppe (998) recommandent de se placer :
    1) Dans le contexte de relation sol-plante
    2) Dans le contexte du rendement des cultures lui associées
    Car l’essence peut être capable de l’ombrage, d’habitat de certaines
    populations floristiques et fauniques, de faciliter de traitement des plants, de
    l’amélioration de sol et de rendement des cultures
    Il n’y a pas de réponse universelle, dans un sens favorable ou défavorable à
    la question de plantation d’eucalyptus: ce cas particulier d’association
    Eucalyptus+ quinquina doit être examiné selon ses caractéristiques propres
    (Poore et Fries, 1986)

    Par C.T Msc. Janvier MAYANI
    Maitre en SGIE-GRN-UB
    Spécialité: Evaluation Environnementale
    jkmayani01@gmail.com
    ISEAVF/Butembo, le 02 Juillet 2025

  • Butembo : Un nouveau comité estudiantin investi à L’ISEAVF sous une ambiance vivante

    Butembo : Un nouveau comité estudiantin investi à L’ISEAVF sous une ambiance vivante

    L’Institut Supérieur des Études Agronomiques, Vétérinaires et Forestières (ISEAVF) Butembo a procédé à l’investiture du nouveau représentant des étudiants pour l’exercice 2024-2025.

    Les cérémonies y relatives se sont tenues dans l’après-midi du samedi 7 juin 2025 à l’Hôtel La Charité, en présence des étudiants de l’ISEAVF, des autorités académiques, ainsi que du président de la Représentation des Étudiants du Congo (REC) Butembo, Lubero.

     

    Dans son allocution, Le Directeur Général Académique, M. Sikiolo Inja, a exhorté le nouveau comité à collaborer étroitement avec le comité sortant afin d’assurer la continuité de tous les projets en cours.

     

    Élu président des étudiants avec 63,1% des voix Kambale Masimengo Grégoire, a pris les rênes de l’institution en remplaçant de Samuel Kataliko son prédécesseur. La passation pacifique du pouvoir s’est passée dans un climat de paix et de fraternité.

     

    Dans son allocution, le nouveau représentant des étudiants a promis d’être un véritable pont entre les étudiants et les comités de gestion, à travers une collaboration saine, dans le but de faire rayonner l’institution encore plus haut tout en espérant un accompagnement indéfectible des étudiants.

     

    Le président sortant a souhaité bon vent de carrière à son successeur. En soulignant l’importance de redorer l’image de l’institution par les différentes activités.

    La cérémonie a été ponctuée par la nomination des ministres qui vont constituer le Gouvernement Masimengo dans l’accompagnement des actions de son mandat.

  • Butembo : Match amical entre anciens et nouveaux inscrits de l’ISEAVF soldé par un Un score de parité 2-2

    Butembo : Match amical entre anciens et nouveaux inscrits de l’ISEAVF soldé par un Un score de parité 2-2

    Un match amical s’est tenu ce samedi au stade de l’Institut Technique Agricole et Vétérinaire (ITAV) de Butembo, opposant deux promotions de l’Institut Supérieur des Études Agronomiques, Vétérinaires et Forestières (ISEAVF) : les anciens contre les nouveaux inscrits.

    La rencontre, disputée entre 11h et 14h, s’est terminée sur un score de 2-2. Les anciens ont ouvert le score en première période, avant d’être rejoints à deux reprises par les nouveaux inscrits. Chaque équipe a inscrit deux buts au terme d’une partie équilibrée.

    Le match s’est déroulé dans un cadre organisé, en présence d’étudiants, d’enseignants et d’invités. Cette activité s’inscrit dans le cadre des initiatives visant à encourager la fraternité et l’intégration entre différentes promotions de l’ISEAVF.

  • Butembo : Les étudiants en agronomie à l’ISEAVF transforment les produits agricoles en mets à forte valeur ajoutée

    Butembo : Les étudiants en agronomie à l’ISEAVF transforment les produits agricoles en mets à forte valeur ajoutée

    Ce mardi 22 avril 2025, les étudiants du département de production végétale de l’Institut Supérieur d’Études Agronomiques et Vétérinaires de Butembo (ISEAVF) ont participé à une séance pratique de transformation agroalimentaire, au cours de laquelle ils ont réalisé divers mets à base de produits agricoles locaux. Parmi les préparations figurent un gâteau moelleux, une pizza artisanale, ainsi que d’autres spécialités culinaires, élaborées selon les normes d’hygiène et de qualité.

    Sous la supervision du Chef de Travaux Galilée Masavandalu, les étudiants ont appliqué leurs connaissances en technologie de transformation des produits végétaux. Ils ont utilisé des matières premières agricoles issues du terroir local, telles que la farine de céréales (maïs, blé), des œufs, du lait, du sucre, des tomates, des oignons, du fromage et de la viande, démontrant ainsi le potentiel de l’agriculture locale dans l’agroalimentaire.

    L’objectif pédagogique de cette activité était double : renforcer les compétences pratiques en transformation alimentaire et stimuler l’esprit entrepreneurial des futurs ingénieurs agronomes.
    « À travers cette activité, nous voulons montrer aux étudiants qu’il est possible de créer une chaîne de valeur à partir de nos productions agricoles. Le développement du secteur agroalimentaire passe par l’innovation, la transformation locale et la commercialisation des produits finis », a expliqué le Chef de Travaux Galilée Masavandalu.
    Les étudiants, enthousiasmés par cette expérience immersive, ont salué l’approche pédagogique axée sur la pratique et l’innovation.
    « Nous avons enfin pu transformer nos savoirs théoriques en actions concrètes. Ce genre d’exercice nous permet d’envisager notre avenir avec assurance », a déclaré Victoire Kyakimwa, étudiante en production végétale.

    « L’ISEAVF nous forme à devenir des acteurs du développement local. Grâce à ces ateliers, nous apprenons à créer de la valeur ajoutée, à innover et à entreprendre dans l’agrobusiness », a renchéri Alexis Mitavo, un autre étudiant.

    Cette activité s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion de l’agro-industrie locale. En effet, ces mêmes étudiants ont récemment élaboré des jus de fruits naturels et même expérimenté la distillation artisanale pour produire un whisky agricole, témoignant de leur créativité et de leur maîtrise des procédés de transformation alimentaire.
    Par ces initiatives, l’ISEAVF-Butembo réaffirme son engagement à former des professionnels capables de répondre aux défis de la sécurité alimentaire, de l’autosuffisance locale et de l’entrepreneuriat rural durable.

  • Butembo : des étudiants vétérinaires en séance pratique sur la toxicologie et l’autopsie animale

    Butembo : des étudiants vétérinaires en séance pratique sur la toxicologie et l’autopsie animale

    Les étudiants en production et santé animales de l’Institut Supérieur d’Études Agronomiques et Vétérinaires de Butembo (ISEAVF) ont participé, ce mardi 22 avril 2024, à une séance pratique axée sur la toxicologie vétérinaire et la nécropsie. Cette activité visait à sensibiliser les futurs professionnels à l’usage rationnel des produits vétérinaires et à la prévention des cas d’intoxication médicamenteuse chez les animaux.

    La séance s’est déroulée à la clinique vétérinaire de Kasongomi, équipée pour les travaux pratiques de pathologie. Les étudiants ont manipulé des instruments vétérinaires essentiels tels que les seringues automatiques, les bistouris de dissection et les pinces anatomiques, et ont étudié des médicaments comme la Cariside et divers antibiotiques à spectre large. Ces outils leur ont permis de simuler l’administration de substances actives par voie injectable, orale et anale, tout en suivant des protocoles expérimentaux rigoureux.

    Trois cobayes (Cavia porcellus) ont été utilisés dans le cadre de cette expérimentation pédagogique. Deux ont reçu une injection intramusculaire d’un produit vétérinaire potentiellement toxique, sans développer de signes cliniques immédiats. Le troisième a reçu deux substances administrées par voie buccale et rectale ; il a rapidement manifesté des signes cliniques de détresse (hypersalivation, prostration, dyspnée), suivis d’un décès. Une nécropsie immédiate a été pratiquée afin d’observer les lésions macroscopiques des organes internes et de déterminer les effets pathologiques des produits administrés.

    Selon le Chef de Travaux Kabuyaya Pepura, encadreur de l’activité, l’objectif de l’exercice était d’illustrer les risques associés à une posologie inadéquate, à une voie d’administration non adaptée, ou à l’usage de substances vétérinaires sans diagnostic préalable.
    « Nous voulons montrer aux étudiants les conséquences réelles d’une mauvaise manipulation de produits pharmaceutiques vétérinaires. Un médicament peut sauver, mais mal utilisé, il devient un toxique », a-t-il précisé.

    Les étudiants ont salué la pertinence de cette formation pratique.
    « Cette séance nous a permis d’observer les effets d’un surdosage ou d’une erreur de voie d’administration sur un organisme vivant. C’est une expérience fondamentale pour notre future pratique vétérinaire », a témoigné Angeline Kitambala, étudiante participante.

    L’ISEAVF-Butembo continue de se démarquer par la qualité de ses formations dans les cycles de technicien supérieur (A1) et de licencié en phytotechnie, agroforesterie, production et santé animales. L’institut s’investit également dans la gestion durable des écosystèmes, la reforestation, l’agriculture expérimentale, et l’encadrement des pisciculteurs et apiculteurs locaux.